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1920 : le service de la Navigation aérienne acquiert 34 ha de plus, qui seront
peu exploités dans la décennie. L'aérodrome offre initialement une distance
atterrissable maximale de 400 mètres. Il est classé dans la catégorie des « stations » aériennes.
La CCI de Bordeaux demande en 1928 que l'exploitation de l'aérodrome lui soit concédée,
comme ses consoeurs de Lyon et de Marseille. Elle est encouragée par l'Etat à acheter des
terrains pour agrandir l'aérodrome. Un décret du 10 juin 1931 lui assure pour cinquante ans
la gestion commerciale de l'aérodrome.
Des achats de terrains vont avoir lieu entre 1928 et 1935 en vue d'installer
des escadres militaires. Ils vont multiplier la surface de l'aérodrome par quatre;
ils ne seront utilisés pour les mouvements d'avions qu'à partir de 1937.
En 1935, les travaux de construction de l'aérogare commencent. Le hangar n°1 est livré
tandis que débute la construction du hangar n°2.
En 1936, l'aérogare est terminée. L'aérodrome abandonne le statut de « station aérienne de Bordeaux-Teynac » et accède
directement à la plus haute classification dans la hiérarchie aéronautique française
et devient « port aérien de Bordeaux-Mérignac », au même titre que Le Bourget et Marseille.
En 1938, la ville de Bordeaux participe à la construction de la base aérienne militaire,
à hauteur de 7,5 millions de francs ainsi que le conseil général, considérant que la base
participera ensuite au commerce local.
En 1939, la piste n°1 (11/29) est en construction et mesurera 1300x60 mètres.
En 1940, la piste n°1 en béton est terminée. Les travaux de la piste n°2
(aujourd'hui piste principale) commencent.
Suite à la seconde guerre mondiale qui a fait beaucoup de dégâts sont bâtis
une aérogare, un restaurant, des bureaux, une tour de contrôle. L'inauguration
a lieu le 3 août 1947. Ces installations provisoires en bois ne seront remplacés
que douze ans plus tard par des installations en dur.
En décembre 1945, la Postale reprend ses vols de nuit, sur le même réseau
qu'avant-guerre avec des Junkers 52, Air France ouvre à nouveau une escale.
La nouvelle carte du terrain, publiée en octobre 1947, précise que la base
aérienne militaire est totalement inutilisable. Les trois groupes de hangars et
les hangars historiques du nord-est, sont détruits, l'aérogare de 1937 n'existe
plus. Seuls les deux hangars civils ont été reconstruits, le restaurant et la
tour de contrôle. Une ligne d'approche équipée est indiquée. Des taxiways viennent d'être créés.
En 1949, il est acté qu'à terme l'aéroport comportera trois pôles :
* au nord, une zone industrielle avec Dassault Aviation et la SFERMA
* au sud, une zone militaire
* à l'est, une zone sur laquelle une aérogare est à créer
Le 8 novembre 1959 est inaugurée l'aérogare dessinée par Raymond Mothe qui a
intégré également dans son projet architectural le bloc technique : outre la
tour de contrôle, celui-ci héberge les services de la météo et le centre de contrôle régional.
En 1995, la nouvelle tour de contrôle est dessinée par Philippe Starck.
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